BlogConseils pour un adulte apprenant une langue étrangère: Karine

Conseils pour un adulte apprenant une langue étrangère: Karine

Written by E-QIP on December 25, 2019

In the second post of our adult language learner series, we hear from French teacher Karine, who uses her second language (English) daily at work and who has filled what little spare time she has exploring a third... and a fourth, fifth, sixth and seventh. Read on for Karine's tips and tricks for staying motivated:

La première langue que j’ai apprise, comme la majorité des Québécois(es), était l’anglais. Et c’est en troisième année du primaire que j’ai assimilé mes premiers mots dans cette langue. Je n’étais pas une adulte encore, mais il faut dire que je n’ai pas mémorisé grand-chose considérant le merveilleux système d’éducation au Québec (mais chut… ça s’est un secret). Donc, c’est plutôt en tant d’adultes que je considère avoir réellement appris quelque chose de l’anglais.

Par la suite, en allant au Cégep du Vieux-Montréal en langues, j’ai appris l’espagnol et l’allemand pendant deux longues années. Apprendre deux langues à la fois est sans étonnement une tâche ardue. Dois-je mentionner que j’étais étudiante à temps plein et que je travaillais aussi pour pouvoir me nourrir semi convenablement.

Malheureusement pour moi, parce que cela fait déjà cinq ans que j’ai terminé mon programme et que je n’ai pas pratiqué fervemment ces deux langues, elles se sont tranquillement effacées de ma mémoire. J’essaie maintenant avec peine de maintenir un niveau acceptable en espagnol. Quant à l’allemand, il serait préférable de ne pas en parler ! Il n’est pas sans dire que j’ai tout de même découvert ma passion pour les langues (j’ai dit passion… pas talent!).

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Ainsi, mon expérience avec les langues ne s’arrête pas là du fait que j’ai aussi suivi un cours de japonais et d’italien à l’université. Mon programme demandait de suivre quelques cours optionnels et j’ai toujours été curieuse de connaitre ces langues. Cela se sera avéré plutôt court, car je n’ai pas pu continuer mon apprentissage de ces dernières en raison du manque de temps.

Actuellement, j’apprends le coréen et j’aimerais tout de suite mettre cartes sur table en mentionnant que le k-pop n’a (presque) rien avoir avec mon amour pour cette langue. Il y a quelque chose dans cette langue qui m’attire et que je ne pourrais expliquer. Évidemment, je ne me suis pas facilité la tâche puisque j’ai décidé de l’apprendre par moi-même ! C’est un grand défi que je me suis imposé, mais j’adore me mettre à la tâche. Et comme les Coréens le disent si bien : 화이팅 !

Je trouve qu’il est très subjectif et difficile à déterminer si nous sommes ou non confortables ou bilingues dans une langue. De ce fait, je dirais que l’anglais est l’unique langue, à l’exception du français étant ma langue maternelle, dans laquelle je crois avoir atteint un niveau assez confortable.

Je peux plus que facilement converser de n’importe quel sujet en anglais. En tant qu’enseignante de FLE, je dois utiliser l’anglais quotidiennement dans ma pratique et je ne semble pas avoir aucune difficulté à m’exprimer dans cette langue pour enseigner un des nombreux points de grammaire en français (eh oui, je sais que des fois le français peut sembler infernal!). En revanche, je ne pourrai dire quel temps cela m’a réellement pris pour atteindre ce niveau. Comme mentionné précédemment, mon apprentissage de cette langue a commencé assez tôt, mais il faut s’entendre pour dire que je n’ai pas vraiment appris quoi que se soit, sauf pour les mots des animaux : cat, dog, snake, tiger… Je les connais TOUS! Donc, en reprenant mon sérieux, je dirais que cela m’aura quand même pris quelques années pour arriver au niveau auquel je suis maintenant. Ma méthode était simple et consistait à l’écoute de Netflix en rafale (terme made in Québec) et de la meilleure musique anglophone. De plus, en vivant à Montréal et en travaillant dans une boutique de la rue Sainte-Catherine, j’ai dû développer mes compétences rapidement en anglais si je voulais comprendre quelque chose.

Malgré tout, je ne peux pas affirmer que mon niveau d’anglais s’équivaut à celui de mon français. Je ne crois pas qu’il est possible d’égaler le niveau de notre langue maternelle à moins que l’on ait grandi dans un milieu bilingue. Évidemment, j’aimerais me tromper et qu’on me dise que cela est possible après tout.

J’ai certainement fait face à de nombreux défis en apprenant des langues en tant qu’adulte. Je dirais que le plus gros pour moi aura été dans la constance de l’apprentissage. Souvent, je suis de bonne volonté, mais j’arrive mal à gérer mon horaire avec le travail et l’école ce qui fait que je finis par balayer malgré moi le peu de temps que je me laissais à l’apprentissage des langues.

De plus, même si j’ai toute la motivation du monde (j’en ai beaucoup!), le fait de ne pas vivre dans un environnement où l’on est exposé quotidiennement à la langue d’apprentissage est un autre défi. Déjà qu’il faille trouver le temps pour pratiquer, il faut en prendre le temps de se faire un inventaire de ressources fiables et facilement accessibles de la langue cible. C’est dans ces moments-là que je fais appel à mon meilleur ami Netflix!

Ainsi, même avec tous ces défis, la motivation finit toujours par me garder sur le cap!

À mon avis, le meilleur conseil que je puisse donner est qu’il ne faut pas se casser la tête avec ça! Apprendre une langue devrait avant tout se faire dans la joie et le bonheur (cheesy, I know). Mais réellement, je prends le temps de m’assoir et d’acheter un million de manuels de grammaire, parce que j’aime apprendre des langues. Je considère l’apprentissage de langues comme un passe-temps tout simplement.

Bonne chance à vous tous!

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